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Des mots, des photos sur des cordes

textes

Gosse de banlieue (1ère chanson à 15 ans)

17 Février 2026, 17:11pm

Publié par KristenLyr

Gosse de banlieue (1ère chanson à 15 ans)

 

J'suis qu'un gosse de banlieue

Qu'a chaussé ses bottes de 7 lieues

Pour atterir sur ton île perdue

Mais elle était déserte, déçu

 

J'ai cru pouvoir la tenir dans ma main

Mais il faut dire que j'n suis pas très malin

Je me suis laissé prendre pour avoir oublié

Que la mer après chaque marée se retire, fatiguée

 

M'emportant par la même à la dérive

Noyé sous l'affuence de paroles ivres

Qui me chaviraient un ciel toujours bleu

Au grand foc de l'amour heureux

 

Mais pour une nuit passée au grand large

SOus les draps houleux de tes rivages

J'en oubliai le 7ème étage

De cette tour sans images

 

Je suis qu'un gosse de banlieue

Qui tout à coup s'est senti vieux

En décollant de ton coeur perdu

A mes yeux chavirant sous les nues

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Le nain (d'après le livre de Michel del Castillo : La guitare)

17 Février 2026, 17:09pm

Publié par KristenLyr

Le nain (d'après le livre de Michel del Castillo : La guitare)

Toi, le nain bossu
Toi, le nain borgne
Le nain si laid
Que tout le monde lorgne

En coin, à la sauvette
Pour jouer à se faire peur
Se signant le front la tête
Pour oublier sa laideur


Toi, le nain bossu
Toi, le nain borgne
Le nain si laid
Que tout le monde lorgne

Tu as trouvé l'amour
D'une femme aux hanches pleines
Du bois pour seul atour
Linda, la magicienne

Comment la faire chanter
Comment la faire pleurer
Lui dire tes mots d'amour
Lui dire cet émoi sourd

Par tes caresses, lui faire l'amour
Les filles de ferme que tu emploies
De leurs seins fermes
Et sans effroi

Vendent leur propre corps
Vendent leur seul atout
Vendent un sexe mort
Vendent un corps et c'est tout

Les filles de ferme
Que tu emploies
De leurs seins fermes
Et sans effroi

Se donnent sans dignité
Soulèvent leurs jupons
Pas d'amour ou d'amitié
A peine quelques jurons

Comment les faire chanter
Comment les faire pleurer
Leur dire tes mots d'amour
Leur dire ton émoi sourd

Par tes caresses, leur faire la cour
Pour leur parler
Un seul espoir
Les courtiser

Jaïro le gitan
Releva ce défi
Des heures, des mois durant
Travailler sans répit

Pour leur parler
Un seul espoir
Les courtiser
De ta guitare

Linda, aux formes rondes
Linda parlait pour toi
Linda, ta mie, ta blonde
Si belle sous tes doigts

Comment la faire chanter
Comment la faire pleurer

Lui dire tes mots d'amour
Lui dire cet émoi sourd
Par tes caresses, lui faire la cour

Ils n'ont pas su
En toi voir l'homme
Ils t'ont déçu
Te traitant comme
Un monstre ou un démon
Usant de sortilèges
D'une magie sans nom
Une âme sacrilège
Ils n'ont pas su
En toi voir l'homme
Tu n'es qu'un nain
Tu n'es qu'un gnome
La sentence tomba
Du tribunal des sages
Ils brisèrent Linda
Dans leur folie sauvage
Comment leur pardonner

Comment leur expliquer
Bornés, aveugles et sourds
En eux, aucun amour
Ce soir...sera ton tour !

 

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La légende du dolmen

17 Février 2026, 17:09pm

Publié par KristenLyr

La légende du dolmen

A genoux sur le sable
A l'écoute d'une fable
L'oreille incrustée de sel
Une femme comme une stèle
S'est figée dans le granit
Ce n'est pas un sombre rite
Qui s'est accompli en ce jour
Mais bien l'attente de l'amour
Son chevalier servant
Par delà les mers et les vents
S'en est allé quérir la gloire
Pour connaitre bien des déboires
Et ne jamais revenir
En nos terres d'avenir
On entendit les lamentations
Les cris et malédictions
De sa femme qui errait
Et que la folie gagnait
Arrivée sur la plage d'Althéa
Des mois resta là
A scruter l'horizon
En quête d'une vision
De ses larmes qui coulèrent
Apparurent les veines de la pierre
De ses longs cheveux blonds
Naquit une couronne de goémons
Oh aventuriers d'Althea
Quand vous passerez par là
Méfiez vous de ces dolmens
Nés de l'attente et de la peine
Quelques fois à la nuit venue
Quand les marins disparus
Reviennent du passé
Pour hanter les femmes remariées
Avec certains d'entre vous, ignorants
La pierre se réveille hors du temps
Pour ouvrir ses bras de corail
Et vous pétrifier en épouvantail
De pierre et de sang
Pour faire fuir les cormorans
Une date est inscrite sur la pierre
En langue ancienne de brehan
L'Age de Pierre!

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Kabylosons

17 Février 2026, 17:08pm

Publié par KristenLyr

Kabylosons

J'ai caressé bien des dunes
Où le soleil était absent
J'ai insulté aussi la lune
Pour tous mes coups de sang

J'ai erré de mechta en medina
A la recherche de la rose
J'ai erré de Sétif à Bejaia
En quête d'une osmose

Mais pour un baiser papillon
J'ai retrouvé la raison
D'un long fil invisible
J'ai réécris notre Bible

Sabah, mon Atlas, mon oasis
Je chante, je cris des "youyou"
Je danse, les mains vers nous
Et je pleure en coulisse

Qu'Allah veuille me pardonner
J'ai découvert en ces terres
Une cathédrale de prières
Où mon coeur se fait guerrier

Mes deux bosses s'effacent
Au rythme de tes danses
Je m'arabise je m'fraternise
Au rythme de mes méprises

Mais pour un baiser papillon
J'ai retrouvé la passion
De la vie qui se devine
Sur ton plat de Tagine

Sabah, mon Atlas, mon oasis
Je chante, je cris des "youyou"
Je danse, l'amour en nous
Pour toi je m'armistice

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Les hommes

17 Février 2026, 17:07pm

Publié par KristenLyr

Les hommes

Ils vivent en démesure
La passion pour seule cadence

IIs vivent de leurs fêlures

L'amour pour seul silence

Ils marchent en démesure
Au rythme de leur enfance
Ils voyagent entre leurs murs
Le silence pour seule absence

Ce sont les hommes volages

Qui vivent sans partage

 

Ce sont de sincères menteurs
Qui s'inventent leur bonheur

Ils aiment en démesure

Les mains comme une prière
Ils nous quittent sans manières
Le coeur en mille fractures

Ils sont aimés en démesure
Quand nous voulons y croire
Ils sont haïs sans mesure

Quand il n'y a plus d'espoir

Ce sont les hommes volages

Qui vivent sans partage

Ce sont de sincères menteurs

Qui s'inventent leur bonheur

Ils trompent en démesure
Le sexe en étendard

Ils se trompent au hasard
De leurs pulsions immatures

Ils meurent en démesure

Le cœur qui lâche ses excès

Ils s'éteignent en murmures

Dans le lit de leurs secrets

Ce sont les hommes volages
Qui vivent sans partage

Ce sont de sincères menteurs
Qui s'inventent leur malheur

 

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Koufa

15 Février 2026, 15:33pm

Publié par KristenLyr

Koufa

Je suis Koufa le marchand
Je viens d'un pays où le sable
S'invite à votre table
Et dans vos vêtements

Sans invitation préalable
Le jour où la mer s'est retirée
Elle nous a laissé des dunes
Aussi rondes que les formes
De nos délectueuses femmes
Aussi mouvantes que la fortune
Nous sommes des nomades
Qui courront après le soleil
La peau couverte de miel
En guise de pommade
Les mouches nous accompagnent
Pour nous conter à l'oreille
Monts et merveilles
A l'Est de nos montagnes
J'étais en mon pays arride
Un très grand "Yab oud"
Ou barde si tu préfères
J'animais les "moussems"
Et faisais pleurer les mères
C'est lors d'un de ces carêmes
Que j'ai croisé la belle Sabah
Et sur mon oeil et mes mains
Ô mon hôte elle etait mon destin !
C'est dans tous mes états
Qu'auprès de son père j'ai couru
Les bras chargés de friandises
Demander la main de mon ingénue
Pour récompenser ma gaillardise
Il m'offrit en pâture
A un nid de scorpions
J'ai suvécu aux tortures
De leurs piqures et poison
Pour finalement devenir
A leur image et selon mes désirs
Sabah a été éloignée de nos terres
Mais son navire s'est égaré
Au confin des mers
Je n'ai cessé de voyager
En me faisant marchand de biens
Epicier ou musicien
Quand vient le danger
Mon dard sait me protéger
De toutes les menaces
Alors je cherche sa trace
Et partout je vais en chantant
La chanson de Sabah sur les vents

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Béké

15 Février 2026, 15:29pm

Publié par KristenLyr

Béké

Hé! mon Béké,hé souris !
Il est pas si loin ton pays
T'entends pas tous ces tambours ?
Ils vibrent les murs de ta tour

Jeux de mains sur le cuir chaud
Qui étouffent tous mes maux
Qui battent la chamade
Au rythme des brimades

Tous ces poings ces battements
Ils te parlent du temps
Qui fait au dessus
Qui fait en dessous

Du pire et du meilleur
Sens dessus, dessous
Du pire et du meilleur
Sens dessus, dessous

Hey ! mon Béké, hey souris
Il est pas si loin ton pays
T'entends pas au plafond
Y 'a des pas qui dansent
Qui tournent, tournent en rond

Y'a du soleil là haut
Regarde sous sa robe, je fonds
C'est la danse des jupons
A faire pleuvoir des maux

Pourquoi on ne lève jamais les yeux
On s'rait p't'etre un peu moins vieux
Pourquoi on ne lève jamais les yeux
On s'rait p't'etre un peu moins vieux

Hé! mon Béké, hé souris
Il est pas si loin ton pays
Tu en as ras le bol ?
Alors baisse les yeux au sol

Hum ce décolleté si décolleté
P'quoi tu te nois dans c'que j'vois
tu as peur de quoi? dis ?
C'est comme les esprits de ton pays

Ton père a maudit ceux d'en haut
Qui se sont unis à ceux d'en bas
Pour qu'ils retournent dans leur pays
Vétus de leurs seuls grigris

Mon père à moi à joint ses mains
Pour tenter de faire de l'esprit
Et c'est le mien qui a fuit
Vers un pays lointain


Ici, on n' voit jamais personne
Mais on sent des présences
Ici, on ne voit jamais personne
Mais on sent des absences

Hé ! mon Béké, souris
Il est pas si loin ton pays
T'entends pas tous ces tambours?
Pourquoi tu regardes alentours ?

Moi j'ai peur des tambours
Ces odeurs de graisse autour
Qui m'parlent toujours
D'un pays trop loin pour moi
D'une histoire qui s'fait sans moi

Du pire et du meilleur
Sens dessus dessous
Du pire et du meilleur
Sens dessus dessous

Hey! mon Béké, souris
Il est la ton pays !

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